MELCHIOR DE MOLÈNES (Charles) – L’EUROPE DE STRASBOURG, Une première expérience de parlementarisme européen, Préface de Jacques Chastenet
MELCHIOR DE MOLÈNES (Charles) – L’EUROPE DE STRASBOURG, Une première expérience de parlementarisme européen, Préface de Jacques Chastenet
    MELCHIOR DE MOLÈNES (Charles)
    L’EUROPE DE STRASBOURG, Une première expérience de parlementarisme européen, Préface de Jacques Chastenet
Édition :
    Paris
Date :
    [1971]
    in-8, br., (lég. fané, p. de tit. renforcée à l’adhésif), 774 p.
    « Son Europe de Strasbourg se recommande elle aussi par l’abondance, la sûreté et la précision documentaires. Écrite avec une grande objectivité, elle est due toutefois à la plume non seulement d’un érudit, mais d’un militant plein de foi en notre continent et en son avenir. Mais ce militant n’en voit que mieux les insuffisances et les nécessaires perfectionnements de l’institution actuelle telle qu’il la décrit. L’avant-propos dégage l’originalité du Conseil de Strasbourg dans l’unification de l’ancien monde, montre son antériorité chronologique, son rôle de laboratoire d’idées et de foyer occidental européen, en même temps que l’universalité de son champ d’action et sa dimension extra-européenne. L’auteur analyse en effet ses rapports avec le reste du monde. Il souligne surtout sa vocation de protéger les libertés fondamentales, ainsi que son aspect parlementaire international, grande nouveauté dans le droit des gens à l’époque où fut fondée. […] Le chapitre premier examine en détail les origines lointaines des institutions strasbourgeoises et passe en revue tous les projets des précurseurs. Les chapitres 2 et 3 retracent, de 1943 à 1949, les étapes du processus qui conduisit au Traité de Londres fondant le Conseil de Strasbourg. Ce succès était préparé par un large courant d’opinion publique favorable à l’unification européenne qui s’était développé depuis la seconde guerre mondiale et dont la manifestation la plus retentissante avait été le congrès tenu à La Haye en 1948. Les chapitres 4 à 7 analysent en détail les premières sessions du conseil de la métropole alsacienne, relèvent notamment les projets d’autorité des transports et de communauté agricole, qui ne prirent leur véritable essor que plus tard et ailleurs, mais à propos desquels Strasbourg eut un rôle d’avant- garde. Les conditions, peu étudiées jusqu’ici, de l’admission des Allemands en 1950, admission qui contribua à déterminer l’éclosion du plan Schuman, font l’objet d’un chapitre. » (P. Bastid, RIDC n° 2/1971, p. 513 et s.).

Référence : 57797

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